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Nevio « Faustus » Noferi
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Date d'inscription : 19/07/2014
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MessageSujet: Ad fontes - [End]   Sam 19 Juil - 1:09




Nevio Noferi
« Faustus »




 



Informations


Nom Complet :: Nevio Noferi
Surnom :: Faustus. Ça et divers titres honorifiques comme 'Sénateur' ou 'Empereur'.
Date de Naissance :: 16 Octobre et 18 ans.
Nationalité :: Italien.
Orientation Sexuelle :: Demisexuel
Classe ::  Première année de prépa Histoire.
Club :: Jardinerie o/
Job :: La dernière place de président du conseil des élèves, please <3


Derrière l'écran


Comment es-tu arrivé ici ?  Grâce à l'Omniscience même si, personnellement, je préfère l'Ubiquité...
As-tu lu le règlement ?  Je te valide ton code, même si j'ai rien eu éè
Autre chose ?  Relis-toi, il y a des fautes à quelques endroits. Rien de grave mais quand même èwé
Qui utilise-tu comme bouille ? Titus Alexius - Magi


Physique


Vestis virum reddit.

Vénus est beauté, amour et grâce. A sa vue, la faim naît dans le cœur des hommes, désir les poussant à vouloir rendre celle qui possède ce corps leur, à se repaître de sa chair divine, se satisfaire. Mais moi, je ne suis ni Vénus ni même une femme. Je ne suis même pas beau. Le concept de beau n'est que harmonie et douceur. Il attire l’œil et, à travers celui-ci, charme l'âme. Ce n'est pas mon cas. Moi, je suis sublime.

Car le sublime n'est pas beau. Il est excès. Il ne plaît pas, ne charme pas. A la place, il surprend, fascine par sa grandeur. C'est une chose qui détrône le concept de beau, le surpasse, le sublime. A mon passage, extase et émerveillement couvrent celui de mes camarades, tels des plébéiens contemplant la noblesse. En même temps, comment pourrait-il en être autrement ?

Moi, je ne suis pas vêtu n'importe comment, de manière à me fondre dans la masse. Au contraire, mes choix vestimentaires sont si excentriques qu'ils attirent indéniablement le regard des autres. La raison est fort simple : ils sont des vestiges d'une mode révolue que l'on ne retrouve guère plus que dans les films et les pièces de théâtres. Des témoins de notre passés que nulle âme autre que la mienne ne porte de nos jours. Le legs d'un peuple, d'un empire, d'une démocratie ; le legs de Rome.

Mon corps est drapé de ces étoffes qui symbolisent et rappellent la grandeur et l'opulence de Rome,  sa richesse, son prestige et son pouvoir. Il est donc naturel qu'au lieu d'adoucir les âmes, mes vêtements les condamnent à entrer en admiration, comme le faisaient les barbares au passage des romains. C'est sans nul doute ce détail qui marque le plus ceux qui me rencontrent.

Mais, même si les vêtements peuvent façonner l'homme, se borner à ceux-ci pour effectuer un jugement n'avance à rien et n'est digne que des plus grands idiots.


Quomodo cogis comas tuas sic videri?


Ces étoffes ne sont pas la seule chose que je peux être fier de posséder, lorsque l'on parle de sublime. Je parle, bien entendu de cette chevelure qui me tient à cœur, véritable crinière dorée descendant en cascade jusqu'à frôler le revers de mes genoux. C'est assez inhabituel pour un homme mais je ne la couperai pour rien au monde sinon j'aurais déjà été convaincu par le fait que les cheveux étaient coupés courts sous l'Empire.

Le blond qui la caractérise et qui est moins courant au Japon qu'à l'étranger est parfaitement naturel et présente un éclat soyeux au Soleil, héritage de mes parents et de mon Italie bien-aimée. Quand aux cheveux en eux-même, en plus de présenter cette coloration, ils ont tendance à être fins et ondulés, ce qui se voit aisément à la forme qu'ils adoptent lorsqu'ils sont aussi long que ceux qui parsèment mon dos. Cependant, lorsque je les entretiens, ils adoptent aisément une forme plus lisse, ce qui les rend plaisant à coiffer.

Car je les coiffe et ça se voit. Même si j'aime laisser libres les cheveux qui tombent dans mon dos, il y a toujours quelques mèches que j'utilise pour former une petite tresse que je rapporte généralement vers l'avant et qui, étant plus petite que le reste, retombe au niveau de mon pectoral gauche, où aucune autre mèche n'est visible étant donné que je ne me promène pas avec des cheveux devant mes yeux.

De fait, mon visage est parfaitement discernable puisque mes cheveux sont coupés à l'avant de manière à ne pas couvrir plus que le front. Néanmoins, dès que l'on aventure le regard du côté de mes oreilles, on peut apercevoir à nouveau de longues mèches descendre le long de ma peau blanche. S'arrêtant d'abord au niveau du cou avant de gagner en longueur au fur et à mesure que l'on rejoint le dos.

Vultus est index animi.

Les traits de ce visage sont bien évidemment européens puisque je n'ai que du sang italien dans les veines. Cela veut dire que l'on s'aperçoit tout de suite que je ne suis pas japonais. En même temps ce n'est pas bien difficile puisque je fais une tête de plus que la plupart d'entre eux. Mais revenons donc à mon visage.

Sa forme est, dans l'ensemble, plutôt ronde bien que le menton, légèrement en avant, y soit plutôt bien dessiné. Celui-ci est totalement dépourvu de pilosité, comme l'est l'espace entre les fines lèvres qui forment ma bouche et mon nez, plutôt petit et n'ajoutant que peu de relief à mon visage, qui en obtient donc un aspect un peu plat.

Juste en dessous de mes yeux, d'un bleu clair et rafraîchissant, on trouve des joues tout ce qu'il y a de plus normal, ni trop charnues ni pas assez. Le seul détail intéressant à noter est la présence d'un petit grain de beauté juste en dessous de l’œil gauche. Au dessus de ceux-ci, mes cils fins sont d'un blond légèrement plus foncé que les mèches qui tombent sur mon front.

Quand à mes oreilles, en plus d'être cachées par le voile de mes cheveux, l'une d'entre elle, la gauche, est percée. Cela me permet donc d'y porter mon unique bijou : une boucle d'oreille que j'aime énormément. Je ne m'en séparerai pour rien au monde. Celle-ci s'apparente à une grappe de raisins rouges finie d'une larme de la même couleur descendant jusqu'au niveau de mon cou et frôlant presque mon épaule.


Roma invicta


En plus de tout cela, pour en revenir au tableau global, je peux dire que mon corps dégage une forme de prestige en lui-même dans le sens où il est imposant, ce qui renforce ce côté sublime que je me suis précédemment attribué, surtout ici, au Japon.

En effet, je mesure un mètre et quatre-vingt six centimètres, ce qui est déjà plus grand que la moyenne italienne donc on peut facilement me repérer dans une foule de loin. Cela me confère une sorte de présence, il me semble. Ou en tout cas, c'est ce que l'on m'a dit : que l'on se sentait légèrement intimidé en me parlant.

Je suis assez large d'épaules mais, à part cela, les membres de mon corps me semblent plutôt bien proportionnés par rapport à ma taille et aucun ne m'a l'air d'être trop long ou trop fin. De même, ma silhouette est de corpulence normale puisque, avec ma taille, j'arrive à un IMC de dix-neuf. De plus, mon corps est plutôt athlétique.


Mens sano in corpore sano


Je prends soin de lui, que ce soit à travers des entrainements physiques quotidiens pour le maintenir en forme ou bien même l'alimentation que j'essaie de rendre équilibré même si je ne dirai probablement pas non à un festin ou deux de temps en à autre. C'est probablement un mélange de cela qui fait que mon corps est bien construit et que les muscles y sont apparents.

Biceps, abdominaux ou encore pectoraux, la plupart des muscles que peut avoir un corps humain sont visibles, façonnant la chair et la peau. Au final, je me retrouve donc avec ces « tablettes de chocolat » qui semblent être assez appréciées bien que je ne sache pas pourquoi.

Pour continuer sur ces muscles, je peux dire qu'eux ne sont pas exagérés et n'en viennent pas à défigurer le corps comme lorsque l'on voit un athlète professionnel dans les disciplines nécessitant d'avoir travaillé sa force physique. Non seulement je n'aimerai pas cela mais, en plus, je n'ai pas vraiment envie d'effectuer un entraînement intense pour gagner, encore et toujours du muscle. Ce que j'ai me suffit largement.

Bien entendu, cela veut dire que je dispose à la fois d'assez bonnes réserves d'énergie, puisque je suis habitué à des efforts physiques régulier, et d'une puissance physique assez importante. Enfin, pas partout.


Qui me tangit, vocem meam audit.


En effet, ma voix, elle est plutôt douce - bien que grave - et ne donne pas vraiment la même impression de grandeur que le reste de mon corps. Au final, entendre ma voix, c'est un peu comme toucher la douceur de ma peau, là où les muscles ne la rendent pas plus ferme, comme sur le visage.

Je sais néanmoins me faire entendre comme il faut lorsque je m’adresse à un public mais ça me demande un certain effort, ce n'est pas naturel. Heureusement que la capacité respiratoire de mes  poumons me permet de soutenir

Pas comme le chant qui, lui, vient à moi comme ça. Je n'ai pas vraiment de difficulté à chanter juste et bien, c'est inné. Je suppose que c'est un gain pour une perte.

Nemo enim fere saltat sobrius, nisi forte insanit.

Mais ma bouche n'est pas le seul de mes organes à se mouvoir puisque, comme chaque être humain, mon corps lui-même en est capable, impressionnante machinerie biologique. C'est qui fait naître des détails très importants dans les relations, bien que peu soupçonnés. Ainsi, démarche, posture et même la manière de gérer son espace est plutôt important et est une chose à laquelle j'ai apporté l'attention qui lui était due.

Le premier effort que j'ai fourni, c'était quand j'étais encore un enfant. Comme mes parents me le répétait, j'ai appris à me tenir droit naturellement, ce qui fait que je n'ai pas besoin de faire le moindre effort pour le faire actuellement. C'est à la fois important pour la santé mais aussi pour la gestion de l'espace. Non seulement notre taille apparait pleinement mais la vue est plus agréable que celle de quelqu'un vouté. Et puis, généralement, cela rend une personne plus imposante dans notre inconscient.

Mais, bien entendu, ce n'est pas la seule manière d’interagir avec son espace. Faire un effort pour se positionner face à ceux à qui on s'adresse et pour être capable d'occuper l'espace de manière approprié au lieu de paraître recroquevillé sur nous-même est également important dans les relations sociales et j'ai donc naturellement essayé de m'y mettre dans le but de mieux gérer ce qui m'entourait et la manière dont je pouvais apparaître aux yeux des gens.

Cela implique également la maîtrise de mes gestes et de mes mouvements. Imagiez quelqu'un qui a des difficultés pour jauger la manière dont il occupe son espace, à se visualiser dans celui-ci. Il finira sans doute par vous marcher sur les pieds plusieurs fois, où par manquer les balles lors des jeux de sport juste parce qu'il n'arrive pas à savoir qu'il n'est pas au bon endroit sans se focaliser dessus. Et bien moi, je n'ai pas cette malchance et je n'ai pas de soucis vis-à-vis de cela et de la maîtrise de mes gestes.

Quand à ma démarche, elle est on ne peut plus normale. Je n'ai pas vraiment d'habitudes étranges vis-à-vis de celle-ci comme le fait de sautiller en rythme avec mon bonheur intérieur ou de frapper des pieds lorsque je suis énervé. Dans l'ensemble, elle reste toujours assez légère et je ne cours que peu. Enfin, ça c'est pour les occasion normales.

Parce que, qui dit démarche dit aussi danse. Je ne suis pas vraiment doué sur ce point mais je me débrouille assez bien sur les musique classiques et les valses, ce qui n'est pas vraiment le type le plus populaire mais qu'importe. Cela ne m'intéresse pas tellement et, par conséquent, je n'ai tout simplement pas appris quoi que ce soit d'autre.

Ce qui m'a intéressé, c'est le travail d'un orateur. Comme je l'ai déjà dis, prestance et maîtrise des gestes. Mais également le fait d'accompagner ses paroles de mouvements des mains, liés à ce que je dis, à ce que j'explique. Je l'ai travaillé pour l'améliorer mais c’est une habitude qui est là depuis ma tendre enfance, en tant qu'italien.



Je pense qu'avec tout cela, vous avez eu la possibilité de comprendre qui je suis. La manière dont est modelé mon corps, la manière dont je l'utilise ainsi que celle dont je le drape, vous sont connues et, désormais, vous êtes enfin capables de comprendre ce que j'expliquais au début. Ma présence impose plus qu'elle ne séduit et, en cela, je peux affirmer que l'adjectif qui me correspond le mieux n'est pas celui impliquant la beauté mais celui lié à une disproportion : sublime.

Caractère


Ancora Imparo

Comme la plupart des jeunes de mon âge, je suis en train de faire des études, de me préparer pour une future vie active. De fait, apprendre a son importance dans ma vie de tous les jours et je me dois de savoir le faire. Retenir quelque chose n'est pas inné, ce n'est pas simple. Pour apprendre, il faut fournir des efforts et, moi, je les fournis de plusieurs manières.

Mais, avant de les fournir, le plus important est de savoir comment fonctionne notre mémoire, comment nous oublions à travers le temps et les différentes possibilités existantes pour un apprentissage. C'est pourquoi j'ai consacré un partie assez importante de mon temps libre à apprendre à travailler lorsque j'étais encore assez jeune.

On peut dire que je suis plutôt studieux puisque je prends soin d'arriver aux résultats désirés et, surtout, de répéter mon apprentissage avec des intervalles réguliers de manière à ce que tout cela finisse par s'inscrire dans ma mémoire pour y être gravé au même titre que ma langue natale.

En plus du travail « classique », j'applique ce que j'apprends – pour un domaine tout du moins – parce que la pratique est assez importante. De plus, j'ai également tendance à lire énormément de livres sur des sujets divers même si l'histoire est, et de loin, mon préféré.


Bene legere saecla vincere.


Parce que j'aime lire. Beaucoup. C'est l'un de mes passes-temps favoris et je pense que j'aurais du mal à me divertir sans la présence d'une bibliothèque près de chez moi. Certains passent leur temps enfermé dans un monde virtuel, sur leurs ordinateurs. Moi, je lis.

Je lis beaucoup d’œuvres de fiction ou à visées plus poétiques, romans ou recueils de poésies mais je ne lis pas que cela. Biographies, œuvres scientifiques ou même historiques font partie de ma bibliothèque et n'occupent en rien une place moins glorieuse que les autres.

Car les livres sont comme sacrés pour moi, réceptacles d'un savoir qui n'attend qu'à être découvert, qu'à être maîtrisé, et témoins d'un homme, de son cœur, de ses pensées. De fait, ils sont les legs des générations passées aux futures, le produit indéniable du progrès de l'humanité depuis l'Antiquité, contenant connaissances et sagesses.

Ceux que je préfère sont les livres historiques, voulant nous apprendre la vie des populations à diverses périodes ou, encore, tout ces livres qui retracent l'histoire d'un concept, d'un peuple ou même de lieu physiques. C'est parce que j'aime énormément l'Histoire que ceux-ci deviennent mes ouvrages favoris sans grand problème pour atteindre une telle place.


Senatus Populusque Romanus


L'époque historique que j'apprécie le plus et sur laquelle je possède le plus, c'est celle de Rome. Que ce soit l'Empire romain, la République ou même la Chute, tout ce qui à trait aux romains de près ou de loin me fascine ; c'est ma passion. Je dévore donc n'importe quel livre sur les romains qui me tombe sous la main. Mais croire que je m'arrête à cette étape est bien mal me connaître.

En effet, le feu ardent qui m'habite et dicte mes mouvements est bien profond que cela. Sinon, il ne m'aurait jamais conduit à entrer dans la filière histoire de l'établissement. Il s'étend à plus que la simple connaissance manuscrite de ce peuple à travers les âges et rentre dans un domaine plus physique, matériel.

J'aime les vestiges de cette période, les monuments qui y ont été construits et que je pouvais visiter avant de venir jusqu'au Japon. J'en suis même venu à aider sur des chantiers de fouille historiques pendant mes vacances, avec des archéologues. Ces moments étaient pour le moins magique mais je ne regrette quand même pas d'être venu jusqu'ici pour mes cours. Car ce n'est pas cela qui m'a libéré de ma passion et de l'apprentissage dans lequel je suis entré vis-à-vis de celle-ci.


A posse ad esse.


Car la meilleur moyen pour s'approprier une culture, c'est encore de la vivre. Et le meilleur moyen pour apprendre, c'est d'appliquer. Bien entendu, les romains sont morts il y a des siècles, ce qui rend la tâche improbable. Improbable mais pas impossible puisque je m'efforce de le faire en âme solitaire.

C'est en jouant, en imitant et en pratiquant que nous devenons. Et c'est pourquoi il m'a parue essentiel d'essayer de m’immerger le plus possible dans ce monde que je voulais atteindre, sans toutefois me distancer de la société actuelle. Je ne suis pas fou après tout. Le moyen que j'ai trouvé est proche du théâtre : jouer un rôle.

Je joue le romain pendant plusieurs minutes chaque journée, priant pour leurs dieux et tentant de mettre en pratique les connaissances du jour et des jours précédents, les répétant. Repenser chaque jour aux journée types, aux prières, à la manière dont ils fonctionnaient est plutôt utile pour pouvoir retenir tout cela. Mais je ne m'arrête pas là, sinon il ne s'agirait que d'un jeu bien fade dans lequel seul l'apprentissage domine.

Et c'est pourquoi je m'habille comme un romain chaque jour sans exception, comme lors d'une pièce de théâtre et où que j'aille. C'est déjà beaucoup mais je ne m'arrête pas là, tentant chaque jour de lire en latin, de parler en latin, bref d'englober la culture romaine en son entier. Y compris pour une bonne partie de ses arts.


Ad captandum vulgus.


Cela implique celui des orateurs, tels que Cicéron, qui ont appris à parler, à s'exprimer de manière logique, à convaincre, présenter des discours, etc... C'est quelque chose que j'apprécie beaucoup et, très tôt, je m'y suis mis. Alors que je lisais les versions italiennes de leurs œuvres, ne maîtrisant pas encore suffisamment la langue latine pour être capable de comprendre les originaux, j'ai également travaillé ma manière de m'exprimer.

J'ai donc fourni des efforts pour vérifier que j'organisais ma pensée dans mes discours, que j'étais capable de trouver des exemples pertinents et de développer une argumentation à l'oral. Cela a nécessité de passer du temps à parler à voix haute sur des sujets divers mais je considère que cela en vaut la peine.

Parce que cela me sert dans ma vie de tous les jours, non seulement à l'oral mais aussi à l'écrit, lors des examens qui demandent des productions plus personnelles qu'un QCM.


Cacoethes scribendi.


D'ailleurs, Rome et la lecture ne sont pas mes seules passions. Car à ce côté 'rat de bibliothèque' qui ressort à travers mon amour des livres, correspond un autre côté complémentaire : celui de l'écriture, de la rédaction. Car j'écris et j'aime beaucoup ça. J'y passe aussi une certaine partie de mon temps bien qu'elle soit moins importante que celle allouée aux autres passions qui me définissent.

Pour l'instant, ce que j'écris est plutôt privé dans le sens ou tout le monde ne peut pas lire tous mes textes : je ne les laisse pas en libre accès sur un support internet. De toutes façons, cela nécessiterait de les recopier puisque je n'écris que sur du papier. Mais j'écris tout aussi bien avec un stylo qu'avec des plumes trempées dans de l'encre. J'ai même essayé l'utilisation de tablettes de cire, comme à l'époque romaine.

Mais cela ne veut pas dire que personne ne lit jamais rien de ce que je produis. En effet, je n'hésite pas à montrer mes productions à mes amis, s'ils le demandent ou ont l'air intéressé. De plus cet hobby n'est pas tabou et j'en parle sans problème avec les gens. J'évite juste de montrer ce que je fais aux personnes en qui je n'ai pas confiance.


Auri sacra fames.


Je ne fais pas cela dans l'espoir d'être publié un jour et de pouvoir en tirer de l'or. En effet, je n'apprécie pas le métal doré autrement que sous la forme des pièces utilisées à l'époque romaine. L'argent ne m'a jamais attiré, ni même une vie de grand luxe. Le seul intérêt que je lui porte est celui de moyen et non de fin. Le moyen d'arriver plus près de mes rêves. Encore et toujours plus près. Parce qu'il est clair que cela ne vient pas sans prix.

Alors, même si le péché vénal n'est pas celui auquel je succombe, je n'ai pas de difficulté à dépenser une somme qui pourrait paraître en excès si elle me permet d'obtenir le fruit de mes envies. C'est un péché auquel je succombe bien aisément, même s'il ne concerne quasiment que ce qui a trait à Rome.

Néanmoins, même si je n'ai pas les fonds nécessaires pour y satisfaire, ceux ne me manquent pas vraiment. Je n'hésite pas à dépenser mais je n'ai pas non plus le besoin d'avoir toujours plus d'économies pour dépenser même sans posséder quoi que ce soit. Mon envie n'est pas assez développée, en tant que péché, pour me pousser à de telles extrémités.


Vanitas vanitatum omnia vanitas.


Mon gros défaut, c'est la vanité, l'orgueil. Je ne suis pas égoïste, non. Je pense aux autres. Je n'en viens pas non plus à les rabaisser, à leur enlever toute valeur, au contraire puisque je suis près à reconnaître l'existence de qualités là où elles se trouvent. Cependant, j'ai sans doute une trop bonne opinion de moi-même et de mes idées.

Je m'en rend compte - c'est déjà ça - mais c'est quand même le cas. On dit que c'est le pire des péchés qui peuvent tomber sur un homme, celui duquel tous les autres naissent pour l'entretenir, pour entretenir l'image que l'on se fait de soi-même. C'est peut-être vrai mais dans ce cas, je en m'en suis pas rendu compte.

En tout cas, je peux affirmer qu'en plus de la confiance en moi qui en nait, il y a des points négatifs. Car, même si je peux concevoir qu'une idée est bien, voir même que je suis dans l'erreur, j'aurais toujours du mal à l'admettre au plus profond de moi-même et, donc, à l'accepter. Je serai même capable de m'entêter dans quelque chose qui est faux parce que je préfèrerai que ce soit vrai. Et il y a également ce petit pincement au cœur que je ressens à chaque que je dois admettre une erreur ou que l'on me rabaisse.


Vinum et musica laetificant cor.


Mais il existe d'autres vices pouvant mener sur les voies du péché, des tentations auxquelles il est possible de succomber. Sexe, alcool, drogue, violence... Tout ce qui est considéré comme étant les bassesses de l'âme humaine, des défauts de chair plus que de conscience. Chacun d'entre eux m'affecte plus où moins.

Je n'ai goûté qu'une seule fois au premier et, même si l'expérience me donnait envie de recommencer, ce n'est pas la luxure qui poussait cet envie et l'amour, ce qui fait que je suis encore loin de l'état de dépravation dans lequel peuvent tomber ceux qui font de ce péché le sens de leur vie, puisque, pour moi, l'émotionnel prime sur le physique. De toutes manières, je ne suis jamais attiré par qui que ce soit si je n'ai pas déjà fondé un lien émotionnel avec eux auparavant alors je ne pense pas qu'il y ait de risques réels à ce sujet.

Je ne dirai pas non à l'alcool et aux plaisirs de liés à la gourmandise par contre. Comment refuser un festin lorsque l'on peut en avoir un ? Néanmoins, je sais me modérer vis-à-vis de cela et ne pas me ruiner ni l'esprit ni la santé. Après tout, je prends soin de mon corps alors c'est le minimum vital.

Pour ce qui est des deux derniers, drogue et violence, je n'y ai jamais succombé et n'ai pas envie de le faire. Je n'ai tout bonnement jamais côtoyé le premier et, si l'envie d'utiliser la violence peut survenir dans certaines situation, je suis suffisamment maître de moi-même pour ne pas m'y résoudre et la repousser.


Alis volat propriis.


Au final, je sais prendre soin de moi et ne pas tomber dans les abus, sur ce plans comme les autres. Il faut dire que ce n'est pas très compliqué. Se renseigner ne serait-ce qu'un petit peu sur son métabolisme, sur ce qui nuit à son organisme et ce qui lui est profitable, sur ses propres besoin, c'est assez simple au final, surtout à notre époque.

Après, il ne reste plus qu'à avoir la discipline pour tenir tout ce qui est diète, régimes, abstinences... Et, fort heureusement, je l'ai. Ça c'est la base : répondre aux besoins de mon corps. Après il y a aussi tout le reste puisque, lorsque l'on vit aussi loin de son foyer, il faut apprendre à s'autonomiser et à effectuer toutes les démarches seuls, savoir cuisiner. Bref, savoir survivre.

Bien sûr, ça a été difficile pendant la première année mais, maintenant, je m'y suis habitué et n'ai pas de problème par rapport à ce sujet non plus, ce qui est une véritable délivrance. Au final, on peut dire que je sais répondre aux besoins qui se font sentir, métaboliques ou non, et voler de mes propres ailes même s'il me serait toujours possible de m'améliorer.


Iniqua nunquam regna perpetuo manent.


C'est également valable pour mes besoins d'interactions humaines puisque je suis assez sociable. D'une manière générale, j'aime les gens. Enfin, je veux dire que j'aime les êtres humains. L'immense diversité de notre espèce, en matière d'émotions, de personnalités et de possibilités me rend enclin à rencontrer toujours plus de monde, à teindre la palette de mes propres émotions de toutes ces autres couleurs qui attendent autour de moi.

C'est sans doute pour cela que je me sens bien auprès d'autres personnes. Je suis facilement heureux avec elle et toutes les conventions sociales ne me fatiguent pas du tout, même si j'ai toujours besoin d'un peu de temps pour moi-même dans mes journées. Fêtes, sorties, détente... J'apprécie aisément tout ce que mes relations sociales peuvent m'apporter, les événements auxquels j participe à travers elles.

Il me semble d'ailleurs que je le leur rends bien puisque j'essaie de faire attention à eux et d'être poli. Je ne fais pas partie de ces personnes qui n'apprécient que peu leurs semblables et ont tendance à se faire beaucoup d'ennemis. Personnellement, je pense que je suis plutôt tolérant puisque aucune personnalité ne me repousse vraiment, même s'il peut effectivement m'arriver de ne pas aimer certaines personnes et d'être blessé par leurs propos, comme tout être humain.


Amicitiae nostrae memoriam spero sempiternam fore.


Pour moi, l'amitié est un trésor que je chéris avec attention. Mais cela ne veut pas dire que c'est quelque chose que je donne aussi simplement que ça, au contraire. A moins qu'une très forte connexion ne nous unisse, ce n'est pas en une seule rencontre que l'on devient vraiment amis. On ne fait que semer les graines de l'amitié, qui germeront peut-être plus tard, lorsque nous en saurons plus l'un sur l'autre.

Sinon, je pense pouvoir affirmer qu'une fois que j'ai effectivement donné mon amitié, je reste fidèle à mes mots. Et même si rien n'est dit, cette promesse suggérée est sacrée et doit être respectée. C'est un point sur lequel je suis très ferme avec moi-même. Après tout, je n'ai pas envie de voir quelque chose d'aussi précieux se flétrir puis sombrer dans l'oubli.

Si cela semblait devoir arriver, je tenterai tout mon pour pouvoir la préserver, la faire fleurir à nouveau. Je n'ai pas vraiment perdre ce que je possède alors que je pourrais le conserver, surtout s'il s'agit de sentiments alors je suis vraiment près à me donner pour mes relations.


Bis dat qui cito dat.


D'ailleurs, pour moi, il est naturel de donner. Faire un cadeau de temps en temps, laisser un message ou même, tout simplement, accorder un peu de mon temps et de mon attention à ceux qui le réclament est une habitude que j'ai obtenu depuis que je suis arrivé au Japon et que j'ai vraiment appris à chérir mes relations.

Tout était différent avant, et je n'accordais pas autant de valeurs à ces émotions. Je n'en suis pas fier mais, par contre, le fait de pouvoir affirmer sans mentir qu'il est dans ma nature de donner sans perspective de recevoir quoi que ce soit en retour,me rend heureux.

J'aime tout autant recevoir, bien sûr, mais ça ne change rien aux faits, rien à ce que je suis. Le seul problème auquel je me retrouve confronté est que la culture japonais est assez compliquée au niveau des présents et très codifiée. Mais, en tant qu'étranger, j'espère qu'on me pardonnera si, par hasard, j'offensais quelqu'un ainsi, ce qui n'est pas encore arrivé.


Dum vivimus servimus.


En plus de cela, j'aime bien me sentir utile et rendre service aux autres, les aider à atteindre ce qu'ils veulent ou à vivre une vie qui leur semble meilleure. Voir les résultats qui peuvent être produits de cette manière réchauffe mon cœur et me rend heureux, ne serait-ce qu'à cause d'un simple sourire.

Mais je ne me voile pas la face. Cette partie de moi n'est pas entièrement altruiste et le fait de gonfler mon égo à travers le fait que oui, j'ai aidé ou bien celui comme quoi j'ai réussi à résoudre un problème, à rendre une personne heureuse, est tout aussi important dans ce comportement. Mais qu'importe la raison tant que les résultats obtenus sont positifs, non ?


Ad astra per aspera.


Ce qui est bien, c'est que, lorsque je m’implique, j'ai tendance à persévérer et m'acharner jusqu'à arriver au résultat attendu. A vrai dire, je crois même être en mesure d'affirmer que ce n'est pas une tendance mais la réalité. Cela provient sans doute de la part de moi qui est assez rigide et têtue, me poussant à aller jusqu'au bout après avoir commencé quelque chose.

Le seul défaut que l'on peut trouver à cette tendance naturelle à accomplir ce qui doit l'être, c'est sans nul doute le fait que je vise haut, souvent trop. Je ne sais pas si c'est du au fait que j'ai trop confiance en moi et que m'a vision de moi-même surpasse parfois mes capacités ou si c'est juste parce que je suis perfectionniste.

Vous êtes prévenus : je ne suis pas forcément la meilleure personne si vous avez besoin de conseils à propos du plan de votre devoir ou bien même vis-à-vis d'une production personnelle. J'aimerai bien pouvoir vous aider et accepterai sans vraiment réfléchir, bien entendu mais le travail aurait des difficultés à être portés à son terme. Parce que je suis capable d'être vraiment trop sévère dès que l'on entre dans le domaine des productions.


Abundans cautela non nocet.


En plus de tout cela, j'ai tendance à être naturellement assez prudent, à vouloir éviter, non pas les défis, mais ce qui peut causer du mal. Physique ou mental. Cela ne veut pas dire que je ne prendrai aucun risque mais plutôt que je les évalue et que je fais en sorte de ne pas en prendre trop.

Ce qui gouverne tout cela, c'est la partie rationnelle et logique de mon être. Il me semble que celle-ci est assez poussée, avec tout ce que j'ai lu et ce que j'ai vécu mais ce n'est pas pour autant que je suis infaillible, bien au contraire. Après tout, si la logique était mon point fort, je réussirai en sciences.

Car, je dois bien l'admettre, j'ai toujours eu du mal avec tout ce qui traitait des sciences. Pas la biologie, la biologie ça va. Mais dans le cas des mathématiques et des problèmes de physique et de chimie, je comprends les bases derrière une observation ou un raisonnement mais il suffit de me demander de les appliquer à travers une équation et me voilà tout simplement perdu. Heureusement que j'ai passé tout ça.

Dans l'ensemble, je peux donc affirmer que la logique que je possède est très terre à terre et s'applique surtout à ma vie quotidienne et à tout ce qui peut toucher le relationnel, puisque j'arrive aisément à deviner les émotions des autres, à voir s'ils vont mal pour une raison quelconque.

Mais je suis perdu lorsque l'on arrive dans les domaines abstraits où je ne suis capable de me débrouiller que dans le cadre de la matière que j'affectionne le plus : l'histoire. Je n'ai pas le moindre mal à imaginer les sociétés passées, leurs évolutions et leurs interactions à travers les ages.


De gustibus et coloribus non disputandum.


Il me semble qu'il ne me reste plus qu'une seule chose à vous apprendre pour clore cette tournée de mon esprit et vous permettre de me comprendre en mon entier, de mieux me connaître. Cette chose, ce sont bien évidemment mes goûts en matières de couleurs, nourritures, femmes et que ne sais-je encore ? Je vais me limiter à ce que j'envisage et, s'il vous manque quelque chose, demandez-le.

Franchement, pour ce qui est de ma sexualité, de mon attraction envers la beauté humaine, je vais le répéter clairement même si je l'ai déjà sous-entendu une fois. Je suis demisexuel ce qui veut dire que je ne ressens aucune attraction avec qui que ce soit avant d'avoir déjà établi un lien émotionnel assez fort avec une personne. Aucune exception, compris ?

Vis-à-vis des couleur, j'affectionne tout particulièrement celles qui tombent sous le dénominatif de "chaudes", même si je dois admettre que le bleu m'attire également, ainsi que le blanc et le noir, même si ce ne sont pas des couleurs. Au niveau des teintes, je préfère ce qui est das le domaine du pastel même si, dans le cas du bleu, ce sont les plus profonds que j'aime le plus, à l'instar du bleu royal.

Pour ce qui est des repas, sachez que je suis particulièrement friand de la nourriture de mon pays natal mais que tout ce que j'ai goûté ici, au Japon, m'est également agréable au palais. Je dois cependant émettre une réserve pour certaines textures de viandes, trop fondantes, qui me donnent envie de recracher mon plat dans mon assiette. Alors si vous pouviez éviter de tenter le diable, ce serait bien.

Finalement, pour ce qui est de la musique, j'écoute de tout et j'ai du mal a apprécier un genre en son entièreté, me retrouvant plutôt à sélectionner chansons par chansons, même si j'aime bien ce qui a une sonorité celtique. Et qu'importe que ces derniers aient été considérés comme des barbares par ces romains que j'admire tant.

Et, du coup, j'ai fini. Enfin, je pourrai toujours ajouter quelques petites choses vis-à-vis du fait que les textures douces et duveteuses sont celles qui satisfont le plus mon sens du toucher. Mais je ne vois pas vraiment à quoi cela vous avancerait alors je vais m’arrêter là en espérant que cela vous suffise.



Histoire


Assiduus usus uni rei deditus et ingenium et artem saepe vincit.


26/10/2004

    Chère Moka,

Comme je l'ai écris dans l’émail que je t'ai précédemment envoyé, je préfère effectuer une correspondance épistolaire plutôt que communiquer en utilisant internet lorsqu'il s'agit de mon intimité et de ma propre vie. Je sais que cela peut paraître étrange puisque nous avons décidé de nous aider mutuellement à apprendre la langue de l'autre mais c'est comme ça. J'espère que cela ne te pose pas de problèmes. Enfin, je pense que non puisque tu m'as fournis ton adresse lorsque je l'ai demandée.

Tu le sais déjà mais, moi, je suis italien. Si je veux apprendre le japonais, c'est parce que l'entreprise de mon père pourrait vouloir l'y envoyer dans un futur plus où moins proche. Je ne comprends pas vraiment les détails mais c'est comme ça alors il faut que j'y sois préparé.

Maintenant que c'est dit, parlons donc un peu plus de moi. Je sais que c'est ce que tu attends, ce que tu as envie de savoir.

Je suis né à Rome, la capitale de notre pays il y a un peu plus de dix ans. Comme je suis de la fin d'année, je suis actuellement dans la cinquième année de notre école primaire. Les cours sont plutôt intéressant mais je ne fais pas vraiment ce que je veux. Je suppose que c'est normal puisque je suis jeune mais j'aurais bien aimé avoir plus d'heures sur ma passion. Mais il me faudra attendre encore un peu avant que ça ne soit possible.

Ma passion, c'est notre passé. Enfin, celui de mon pays. Pas celui de l'époque de Mussolini, non, celui des romains. Ici, à Rome, il y a énormément de vestiges de ceux-ci et plein d'endroits passionnants à visiter. Tu devrais venir un jour. Je pense que tu le feras, d'ailleurs. Sinon, tu ne voudrais pas apprendre l'italien.

Après, je suis aussi comme toutes les autres personnes de mon âge avec des passes-temps plutôt variés. J'aime dessiner, lire et écouter de la musique, par exemple.

Je sais que je n'ai pas dit grand chose dans cette lettre mais nous apprendrons à nous découvrir petit à petit non ? Et puis, tu as peut-être des questions précises ? En tout cas, moi, j'aimerai bien savoir où tu habites exactement, où tu es née, tes passions et tes loisirs. Un peu plus, quoi.

A Bientôt,

Faustus        

PS : j'ai failli oublier de te le dire mais mon vrai prénom, c'est Nevio. Faustus, c'est le prénom romain que j'ai adopté.



13/01/2005

    Chère Moka,

Osaka, hein ? D'après ce que tu en as dit ça a l'air d'être une ville sympathique. Si notre déménagement se concrétise, j'aimerai bien pouvoir la visiter. Ce serait drôle si l'on finissait par se croiser par hasard, non ?

En tout cas, je suis ravi d'avoir pu en apprendre un peu plus sur toi et découvrir que l'on avait quelques goûts en communs. L'auteur que tu as cité fait parti de mes préférés. Je ne savais même pas que l'on pouvait trouver certains de ses livres au Japon.

Je me dois de te dire que j'ai énormément apprécié la leçon de grammaire d'hier. Ce point faisait parti de ceux sur lesquels je bloquais depuis pas mal de temps déjà. Je suis aussi heureux que tu aies accepté de totalement dissocier le temps de travail et celui où l'on apprend à se connaître. L'un n'empêche pas l'autre mais je préfère que ce soit le cas.

Comme tu dois t'en douter, je suis plus à l'aise pour coucher mes sensations et ce que j'ai vécu sur le papier au lieu de discuter par ordinateurs. Et puis, vu que nos heures sont différentes et que l'on ne peut pas beaucoup se voir, c'est plus efficace.

Je pense que je dois également t'apprendre que j'ai une sœur. Cela ne fait pas longtemps. Elle est née avant-hier. Son prénom, c'est Chiara. Tu as des frères et sœurs, toi ?

A bientôt,

Faustus        



24/09/2005

    Chère Moka,

On a une date. Ce sera pour dans un an. Dans un an, je vivrais enfin au Japon. Je ne sais pas vraiment quoi en penser, par contre. Je veux dire...

La ville, ce serait probablement Sapporo. J'ai entendu dire que c'était au Nord du Japon, sur une grosse île. Est-ce que tu as déjà visité cette cité ? Je m'inquiète un peu du climat. Comme c'est dans le nord de l'archipel, est-ce qu'il n'y ferait pas très froid, avec beaucoup de neige en hiver ? Ici, au bord de la méditerrané, il fait aisément bon et chaud donc je n'y serais pas habitué.

Est-ce qu'Osaka se situe près de Sapporo ? Je n'ai pas encore eu de cours sur la géographie du Japon alors je ne sais pas vraiment où se situent les villes. Tu crois qu'on va pouvoir se voir ? Ça serait idiot de finalement déménager là-bas pour ne pas pouvoir te rencontrer.

A part ça, je viens d'entrer au collège. C'est assez nouveau pour moi mais je trouve que c'est plutôt sympathique. C'est le niveau d'enseignement où l'on a enfin accès à des options telles que le Latin et le Grec ancien. Bien entendu c'est cette première qui m'intéresse. J'ai déjà des rudiments de celle-ci d'ailleurs.

Par exemple, dans les lettres, on utilisait principalement des formules qui exploitaient le mot 'Salutem'
pour l'en-tête. Quand à la formule pour les au-revoir, je te laisse la découvrir ci-dessous.

Vale,

Faustus        



17/03/2006

    Chère Moka,

Tout à changé. La mutation a été repoussée de plusieurs années. Je viens tout juste de l'apprendre. Du coup, tous nos plans tombent à l'eau. On ne pourra pas se voir. Ou alors peut-être lors d'un des voyages d'affaire de tes parents. C'est pour cela que tu as appris notre langue, n'est-ce pas ? Pour pouvoir les accompagner.

Ils travaillent sur les volcans, si je ne me trompe pas. Ce métier doit être dangereux, j'espère qu'ils font attention à eux. En tout cas, si c'est le cas, je comprend pourquoi ils viennent jusqu'ici de temps en temps. Nos volcan sont splendides. Regarde voir ce qu'ils ont fait à Pompeï !

Non, je ne t'apprendrai pas ce qu'il s'est passé pour ça. Tu le liras toi-même dans ce livre que je t'envoie avec cette lettre. Il est en italien et tu commences vraiment à savoir te débrouiller alors je te propose de le lire toi-même. Et si tu as des difficultés, tu pourras toujours poser des questions sur internet, du coup.

Il y a également une deuxième surprise pour toi. Tu te souviens de cet auteur italien que tu avais dis aimer, Umberto Eco ? J'ai son dernier livre pour toi. Je ne sais pas s'il est sorti au Japon ni si tu l'as déjà - auquel cas je m'en excuse - mais cet exemplaire sera également en italien donc tu pourras travailler ta lecture.

Amuse-toi bien,

Faustus        




04/04/2006

    Chère Moka,

Hier, on a fait une sortie avec les latinistes de mon collège. J'ai pu visiter un musée sur les romains. Comme tu peux l'imaginer, j'étais aux anges. Tout ces vieux objets conservés, c'était splendide ! Je n'avais vu que des bâtiments jusqu'à présent, comme le Colisée, mais là, on avait des ustensiles de tous les jours, des armes, des bijoux. C'était comme si ils étaient juste à côté de nous, prêts à ressurgir du passé oublié pour revenir sur la terre.

Mais je divague, je divague. Pour en revenir à toi, je me suis demandé si vous aviez des sorties scolaires comme celles-ci, dans ta ville ou dans les alentours. Parce que, si c'est le cas, tu ne m'en as jamais parlé et j'aimerai bien pouvoir en savoir un peu plus. Ou même des voyages de plusieurs jours.

Nous, tu t'en doutes, nous avons des deux. Notre classe revient à peine de cette sortie et, pourtant, on se prépare déjà pour un voyage à Pompéi. Je t'en avais parlé l'année dernière et tu avais apprécié le livre sur celle-ci. Tu te souviens ? Et bien, je pourrai voir toutes ces images en vrai. Je t'en verrai des photos. Les miennes cette fois.

Tu as demandé des nouvelles de ma sœur la dernière fois. Je n'ai pas vraiment grand chose à dire à part que je suis bien loti puisqu'elle ne m'embête pas vraiment. Enfin, elle a à peine une année alors je veux plutôt dire qu'elle ne hurle pas autant que je l'aurais pensé. Et elle est en bonne santé alors tout va bien. Il ne me reste plus qu'à espérer que la quiétude continuera.

Et toi, ton frère s'est sorti de ses soucis amoureux depuis la dernière fois ? Ils avaient l'air d'être assez graves, j'espère qu'il ne s'est pas retrouvé à s'attirer encore plus d'ennuis.

En espérant que tu ailles bien,

Faustus        





14/01/2007

    Chère Moka,

L'autre jour, je faisais les magasins avec mes parents et on est entré chez une boutique assez bizarre. Elle était spécialisée en costumes pour les représentations théâtrales et on pouvait y trouver à peu près n'importe quel type de vêtement. Il y en avait même sur le thème des romains, tu te rends compte ?  Tu devines ce avec quoi je suis ressorti, je suppose ?

Je pense que je ne vais que m'habiller comme ça maintenant. Ce n'est pas vraiment que je n'aime pas ce que l'on trouve dans les magasins - au contraire - mais plutôt que je préfère ça. C'est ma passion après tout alors autant la vivre jusqu'au bout. Et puis, c'est en devenant qu'on apprend et qu'on retient alors me mettre dans leur peau me sera profitable, je pense.

Je sais que tu vas t'inquiéter pour mon image, pour ce que l'on pourra dire dans mon dos mais je t'assure qu'il n'y aura aucun problème à ce sujet. Même si tout le monde n'est pas ouvert d'esprit, je suis assez sociable et, globalement, mes camarades m'aiment bien. Et puis, ça ne les surprendrait probablement pas tant que ça.

Peux-tu me parler encore des écoles japonaises ? Tu as dis qu'il y avait des activités de clubs. Je n'en ai jamais fait ni entendu parlé. Pourrais-tu être un peu plus explicite vis-à-vis de ceux-ci ? C'est avec eux que tu fais de la photographie, n'est-ce pas ?

Tu sais, je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour toi. J'ai beaucoup d'amis ici et on sort de temps en temps pour s'amuser un peu, comme les enfants de notre âge. Je t'en ai déjà parlé. Par contre, toi, tu n'as jamais rien mentionné de tel à part ce club. Es-tu à l'écart ? Ou bien est-ce que les collégiens sont différents chez vous ?

Amicalement,

Faustus        





22/11/2007

    Chère Moka,

Ces photos de temples que tu m'as fait parvenir sont sublimes. Tu as un vrai talent pour la photographie ! Je comprends que tu veuilles faire des études d'art. Ce serait dommage de gâcher tout cela, n'est-ce pas ?

En tout cas, je suis heureux et surpris que tu te sois enfin découvert une telle passion. Ça te rend tellement plus vivante. Rien que ta manière d'écrire me semble plus joyeuse. Je ne m'attendais vraiment pas à ça lorsque tu m'as annoncé que tu débutais la photographie.

Au japon vous avez deux grandes religions, non ? Le bouddhisme et le taoïsme, c'est cela ? Comment est-ce que l'on peut identifier la religion à laquelle un temple appartient ? Tu m'excuseras mais j'ai vraiment du mal à distinguer et comprendre l'art oriental. Je pourrai répondre instantanément à la même question vis-à-vis des temples romains et grecs mais, là, je sèche.

Aujourd'hui j'ai reçu une confession. Ça m'a fait vraiment bizarre parce que je ne m'y attendais pas. La fille en question - c'est une fille - m'a demandé de devenir son "Empereur", tu y crois toi ? Je ne m'attendais pas à être appelé comme ça, surtout que j'ai des cheveux longs, comme tu le sais.  Au temps de l'Empire, ils avaient plutôt tendance à être courts.

Au final, j'ai accepté mais j'ai peur que ça ne dure pas très longtemps. C'est assez étrange comme situation, tu sais? J'ai énormément de mal à m'y habituer et à m'imaginer le futur. Est-ce que c'était comme ça pour ton frère ?

Bises,
Faustus        





31/08/2008

    Chère Moka,

Je vais bientôt entrer dans notre lycée, le liceo. Je serai bien entendu dans la filière classique. C'est celle qui propose la possibilité d'apprendre le latin et le grec ancien. La filière pour les littéraires, en somme. Et c'est celle où je dois aller pour me diriger sans soucis vers l'Histoire. Je me demande comment fonctionne vos filières à vous.

Je suis content d'être à Rome, pour ça. La filière où je suis est la plus prestigieuse et les plus prestigieux établissements classiques sont près de chez moi, dans ma ville natale. Ce n'est pas vraiment le prestige qui m'attire, même si je ne peux nier qu'il me fait plaisir. Non, ce qui me plait c'est que je pourrais dans une classe qui maîtrise déjà la langue.

Ici, nos options n'ont pas forcément de continuité quand on arrive au lycée. Et comme elles deviennent des matières obligatoires, débutants et spécialistes sont souvent réunis dans même classe et reprennent depuis le début pour que tout le monde suive et comprenne. Mais ce ne sera pas le cas, là où je vais. Il y aura une classe rien que pour nous, pour approfondir la matière.

Comme tu peux le voir, je n'ai pas vraiment changé depuis mes dix ans. Toujours la même passion, toujours le même feu qui brûle en moi comme Néron a brûlé Rome. C'est assez étrange. Tous mes amis ont changés, tu sais ? Je ne me sens plus aussi proche qu'eux qu’auparavant. Toi aussi tu as changé, d'ailleurs. Mais, pour toi, ce n'est pas grave.

Même cette fille dont je t'avais parlé l'autre fois a changé et a rompu la relation par elle-même alors qu'elle me semblait s'être considérablement améliorée depuis le début. C'est comme si rien ne restait identique face au temps, à part moi. Et encore, pour moi, ça doit juste être car je ne m'en rends pas compte.

Je me demande si c'est dû à l'adolescence. Qu'en penses-tu ?

Bises,

Faustus        





08/05/2009

    Chère Moka,

Comme tu le sais, cet été je vais passer un petit mois au Japon avec ma famille pour découvrir le pays. Nous n'avons toujours aucune nouvelle de cette histoire de mutation depuis la dernière fois. Si ça se trouve, le projet est tombé à l'eau. En tout cas, ce serait bête d'avoir appris la langue pour rien. Je crois bien que c'est ce qui a motivé ce voyage.

Nous n'allons pas rester dans la même région tout du long. C'est un tour du Japon qui a été prévu. Un mois pour cela, c'est peu et, du coup, nous ne nous arrêterons pas longtemps au même endroit. Je vais faire beaucoup de découvertes et avoir peu de temps pour les assimiler. J'espère que mon émerveillement n'en sera pas amoindri.

Je tiens également à m'excuser. Le planning a été fait et j'ai très peu de temps pour moi donc je ne pense pas être capable de me libérer pour te voir lorsque nous serons à Osaka. Il n'y a qu'une petite heure de temps libre sur la journée et mes parents ne veulent pas que je m'éloigne trop pendant celle-ci.

A part ça, je dois avouer être tout de même impatient de débuter ce voyage. Je pourrai enfin mettre mon japonais à l'épreuve dans un environnement approprié et je verrai de mes propres yeux toutes ces merveilles immortalisées sur tes photographies. Avec un peu de chance, j'arriverai enfin à comprendre les détails de ce style architectural.

Bises,

Faustus        




26/07/2009

    Chère Moka,

J'ai apprécié mon séjour au Japon. Dès notre arrivée à Tokyo, je me suis senti dépaysé. Je veux dire, je m'y attendais un peu mais le voir est une autre chose. La foule est immense et, pourtant, je n'ai même pas l'impression de ne pas avoir d'espace pour moi, comme si elle n'était pas là. Et il y a aussi ce mélange entre modernisme et ancienneté qui est assez frappant, même si j'y suis habitué à force de voir de vieux monuments romains autour desquels on a construit des bâtiments plus contemporains.

J'ai été également frappé par la taille des choses. Je ne parle pas des grands espaces et des autres éléments du même genre mais plutôt de ce qui à trait à la mienne de taille. Même si je n'ai peut-être pas encore fini de grandir, je dépasse déjà les italiens d'une tête alors, au Japon, j'avais vraiment l'impression d'être grand. Ça m'a fait bizarre, surtout quand j'avais l'impression que tout n'était pas vraiment adapté à ma taille.

Je dois aussi te dire que ça m'a surpris et fait plaisir de pouvoir te voir rapidement lors de mon passage à Osaka. Je ne m'attendais pas à me faire aborder au bau milieu de la rue mais, après tout, j'étais parfaitement reconnaissable donc il ne pouvait y avoir aucun doute, n'est-ce pas ?

Ta conversation était agréable, tout comme tes lettre, et cela me donne envie de te voir à nouveau pour continuer à échanger avec toi. Ce temps est passé a une telle vitesse qu'il m'apparaissait bien trop court.

Ça n'a été qu'une petite heure au final mais t'avoir en chair et en os devant moi, c'était... particulier. D'un certain côté on se connaissait déjà alors et, de l'autre, j'étais assez troublé, comme si tu ne te correspondais pas vraiment, si tu vois ce que je veux dire. C'est parti vite mais ça m'a quand même marqué.

Au plaisir de te revoir,

Faustus        




28/12/2011

    Chère Moka,

Tu ne vas pas me croire mais j'ai reçu une lettre de la part de ce lycée, dans ta ville. Shôri, je crois. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais ils me proposent de rejoindre la troisième année de leur lycée à la rentrée prochaine, donc en Avril. Je suis déjà en quatrième année de lycée actuellement mais je pense accepter quand même. Après tout, comme le système scolaire est un peu différent, je crois que ça revient à m'avancer de quelques mois mais je ne suis pas sûr.

En voyant une lettre arriver du Japon et d'Osaka en plus, j'ai cru que c'était l'une des tiennes alors le fait qu'on me recrute comme ça m'a vraiment surpris. Je ne m'y attendais pas du tout. Je vais accepter, je crois. Comme ça on pourra se voir plus souvent. Ce serait une bonne chose, je crois.

Je commençais à désespérer. La perspective de te voir ici, à Rome, me comblait de joie mais, d'un autre côté, j'étais aussi déçu qu'elle soit synonyme d'une nouvelle séparation, plus douloureuse. Cette lettre était comme un baume au cœur pour moi.

J'espère que l'on aura pas mal de temps pour nous en Février. En tout cas, nous aurons sans doute plein de choses à nous dire et plein de choses à faire. Moi, en tout cas, je sais que j'aurai des choses à dire. N'oublie pas ton appareil !

Espérant te voir bientôt,

Faustus        


19/02/2012

    Chère Moka,

Tu viens à peine de reprendre l'avion pour rentrer chez toi et, pourtant, me voilà déjà, le stylo à la main, à t'écrire cette lettre. Lutter contre cette envie me semble impossible. Après ces jours que nous avons passé ensemble, je suis convaincu d'avoir fait le bon choix en répondant positivement au lycée Shori. Car ce choix, c'est celui de notre réunion prochaine, que j'attends avec impatience.

Franchement, que dire à part ces deux mots : « Ti amo ! » ? Être libéré du poids de ces sentiments et savoir qu'ils sont réciproques a sans doute été l'un des plus beaux moments de ma vie avec tous ceux qui ont suivi.

Je suis vraiment heureux de t'avoir rencontré, de t'avoir connu. Je suis pressé que la rentrée commence et que l'on ait la chance de continuer à agir comme un vrai couple, comme ces derniers. Que ce soit ces moments simple que nous avons partagés ou bien encore la nuit dernière, je n'ai qu'une envie : continuer, recommencer.

Je te veux à nouveau.

Voilà. C'est dis, ça y est. C'est... embarrassant mais je ne parviendrai pas à être satisfait si je ne te le dis pas tout de suite. Étrange, non ? Enfin, maintenant, j'ai dis tout ce que mon esprit et mon corps me dictaient à l'unisson donc je vais te laisser. Enfin, je vais quand même t'informer que j'ai pris rendez-vous pour me percer l'oreille et que je pourrai porter ton présent dès demain.

A bientôt, mon amour.

Faustus        




28/03/2013

    Chère Moka,

C'est bientôt la rentrée à Shôri. J'espère que tu vas bien et que ces lettres que je t'écris toujours ne te gênent pas. C'est devenu comme une habitude et je ne peux pas m'empêcher de continuer à les rédiger même si cela ne sert plus vraiment à grand chose maintenant.

Ce sera ma première année d'études supérieures au final. Première année préparatoire à l'université. Comme tu t'en doutes, le cursus dans lequel je suis est celui qui vise à nous spécialiser dans tout ce qui a trait à l'histoire. Bien entendu, je me doute que je ne vais pas tout y apprendre et que certaines matières me plairont moins que d'autres tandis qu'il y en aura, comme la paléographie et la philologie, qui sont sans doute réservées à des niveaux d'études plus avancés.

En plus de tout cela, je songe à me présenter pour les diverses élections qui se font, jusqu'à la nomination des deux présidents du conseil des élèves. Peut-être réussirais-je à obtenir quelque chose, peut-être pas, je verrai bien. J'aime beaucoup ce lycée et tous mes camarades alors j'aimerai bien pouvoir les aider à être plus heureux de leur vie ici dans les limites de mes capacités. En tout cas, ça me tient à cœur alors autant tenter, non ?

Je vais également continuer de participer au club théâtre cette année encore, je pense. C'est, et de loin, celui qui me correspond le plus. Néanmoins, j'hésite quand même. Après tout, je n'aime pas vraiment le fait de porter autre chose que des toges, des robes ou d'autres vêtements romains, je m'y suis trop habitué. Peut-être essaierais-je le jardinage, cette année ?

Ça serait une vraie bouffée d'air frais. La plupart des villas romaines avaient un jardin, même si ce ne sont probablement pas les même plantes que celle que l'on ferait pousser ici. Cela m'attire. Tout comme le fait de faire germer une graine et de l'aider à rester vivant, de la voir pousser. Alors on verra bien. J'ai encore un peu de temps pour y réfléchir.

Dans tous les cas, je te ferai pousser quelque chose, selon tes goûts. De mes propres mains

En espérant que tu puisses la lire depuis ces cieux que tu n'as jamais quitté,

Faustus        


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Nevio « Faustus » Noferi
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MessageSujet: Re: Ad fontes - [End]   Sam 26 Juil - 4:22

Voilà, juste pour prévenir que le grand, le beau, le magnifique moi j'ai enfin terminé sa fiche et que celle-ci contient normalement le nombre exact de la limite de caractères d'un post '-'
Parce que oui, c'est dépendant des caractères et non des mots. Ou un truc du genre parce que 62 342 caractères, c'est bizarre comme limite :/
*mec qui cherche une logique là où il ne faut pas*

[Par contre si les fautes à corriger ne s'équilibrent pas, je ne sais pas comment je vais faire '-']
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MessageSujet: Re: Ad fontes - [End]   Sam 26 Juil - 13:43

Bonjour Papa ♥ Comme tu le vois, je n'est pas perdu de temps pour venir lire ta fiche ♥ Alors, pour moi, elle est très bien. Très peu de fautes, je ne vais même pas t'embêter avec ça, parce que ta fiche est de vraiment très bonne qualité, comme tu en as l'habitude. Pour moi, rien à rajouter, si ce n'est que, si je l'ai bien compris, Moka est décédée ? C'est ce que sous-entend à mon sens la dernière phrase de la dernière lettre... Non ?

En tout cas :


Bienvenue, Nevio !

Ta fiche est correcte, je te valide donc. Félicitations !
N'oublie pas de réserver ton avatar.
Je t'invite à aller faire une demande de rp, afin de pouvoir commencer à jouer avec tout le monde.

A bientôt au lycée ! ♥

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Nevio « Faustus » Noferi
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MessageSujet: Re: Ad fontes - [End]   Sam 26 Juil - 13:53

Merchi <3
Et oui, tu as tout compris o/
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MessageSujet: Re: Ad fontes - [End]   

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Ad fontes - [End]

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