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 Shirokân Chûsei, l'Harmonie qu'il manquait au Chaos

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Shirokân Chûsei
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Date d'inscription : 19/07/2014
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MessageSujet: Shirokân Chûsei, l'Harmonie qu'il manquait au Chaos   Sam 19 Juil - 16:18




Shirokân Chûsei




 


Informations

Nom Complet :: Shirokân Chûsei
Surnom :: /
Date de Naissance ::  27 avril, 23 ans
Nationalité ::  Japonais, a un peu de sang français
Orientation Sexuelle ::  Bisexuel
Fonction ::  Professeur
Matière ::  Art de l'expression


Derrière l'écran

Comment es-tu arrivé ici ?  DC ~
As-tu lu le règlement ?  Validé par Omni'
Autre chose ?  /
Qui utilise-tu comme bouille ? Kamui Gakupo, Vocaloid


Physique

Shirokân est vraiment très bien fait de sa personne. Son corps combine puissance et finesse, un peu comme celui d'un lévrier, lui offrant une musculature efficace, qui attire l'oeil et semble appeler les caresses. Sa peau, très pâle, paraît n'avoir jamais été marquée par le Soleil, héritage de son sang mêlé, aux trois-quarts japonais et à un quart français.

Tout en lui n'est qu'élégance, harmonie, équilibre. Sa gestuelle ferait pleurer un mannequin de jalousie, que ce soit sa démarche assurée mais sensuelle, ou ses gestes à l'apparence calculée et désinvolte à la fois. On sent dans chacun de ses pas son entraînement quotidien en divers arts martiaux, tant il est toujours alerte sans en avoir l'air.

Ses cheveux, si longs qu'ils caressent le bas de ses fesses, sont d'une étrange couleur. Un violet sombre, intense, profond, la même que celle de sa maîtresse. En général, il les attache en une queue de cheval haute, dont l'extrémité lui fouaille les reins avec dynamisme. De par le soin extrême qu'il apporte à sa capillarité, il diffuse autour de lui une douce odeur de jasmin, huile essentielle dont il enduit chaque matin la racine de ses cheveux.

Tous les vêtements lui vont. En intérieur, il sera la plupart du temps vêtu d'un kimono ample. Au dojo, on ne le verra jamais vêtu autrement que d'un kimono de combat noir, près du corps, dont l'encolure laisse voir un délicieux triangle de peau blanche. Mais en civil, que ce soit au travail ou pour des sorties, il porte des vêtements victoriens, pour la plupart confectionnés par Estelle, sa chère soeur d'âme. Cela lui donne l'allure d'un prince des temps oubliés, et il n'hésite pas à en jouer.

Son visage aurait pu être taillé par les anges, tant il est exquis. Ses traits fins, délicats, sont animés par la virilité caractéristique des guerriers, étrange mélange pourtant terriblement harmonieux. Ses lèvres pleines appellent la douceur des baisers, et son nez fin, son ossature douce mais ferme, révèlent la noblesse du sang de sa mère.

Ses yeux, eux, sont... Pour le moins particuliers. Ce sont eux qui révèlent toute l'ampleur de son métissage, puisque leur teinte est un bleu glacial, identique à celui que dissimule Estelle sous ses lentilles violettes. On a tendance à l'oublier, mais ils sont cousins. Son regard, intense, paraît pouvoir lire en vous avec une facilité incroyable, mais jamais durement comme pourrait le faire sa soeur d'âme. Cependant, il y a quelque chose dans sa façon de détailler les gens, qui ne peut que rappeler les manières de la jeune princesse. Après tout, ils se sont élevés l'un l'autre et ont vécu ensemble... Longtemps.
Caractère

Shirokân Chûsei est vraiment quelqu'un de particulier.

En effet, d'une part, il voue une fidélité sans bornes à Estelle Delierre, qu'il nomme Yumi, depuis sa toute petite enfance. Il donnerait sa vie pour elle, sans la moindre hésitation. Fut même un temps où il nourrissait pour elle un amour absolu, passionné, de ceux que l'on n'oublie pas. Malgré la beauté de ce sentiment, elle l'a repoussé. Il juge n'exister que par et grâce à elle.

D'autre part, et c'est là que se crée le paradoxe lié à cet étonnant personnage, Shirokân est indéniablement ce que l'on appelle un homme à femmes. Enfin, il attire à la façon d'un aimant les membres des deux sexes, en vérité. Il ne peut pas résister aux intentions de coucherie de quiconque à son intention – et offrira à cette personne une nuit innoubliable, puisqu'il est un amant très talentueux... Mais ceci est une autre histoire.

Shirokân aime les livres. La connaissance et le savoir lui offrent une paix presque addictive. Ainsi, il passe souvent de longues heures à la biblithèque, appréciant le profond silence qui y règne, en général. Il parle couramment de nombreuses langues, apprises en même temps qu'Estelle, et tire de son diplôme de majordome des connaissances en médecine secouriste, cuisine, divertissement, et caetera. Cela fait de lui une personne polyvalente qui, grâce à sa capacité à toujours garder la tête froide, saura toujours comment réagir lorsqu'un problème se présente.

Il aime l'élégance. Mais pas n'importe laquelle. En effet, autant prendra-t-il plaisir à regarder les tenues victoriennes qu'il affectionne tant, autant la beauté pure et simple d'un lys blanc bravant le gel sera à même de lui tirer des larmes. Il peut, comme la plus coquette des femmes, passer de longues heures à sélectionner précisément la tenue qu'il portera pour un évènement donné. Mais ce qu'il préfère dans cet ordre d'idées, c'est aider Estelle à se préparer, que ce soit pour aller à l'école ou dans une soirée mondaine. Les moments qu'ils partagent alors sont doux, forts, tendres. C'est en se les remémorant qu'il se rend compte qu'il n'a pas oublié l'amour qu'il lui portait alors.

C'est en partie à cause de cela qu'il passe de conquête en conquête. Il ne parvient pas à s'attacher à une personne comme il l'a fait pour elle. En général, ses liaisons ne s'étendent pas au-delà de la chambre à coucher, et il est très rare que cela se produisse deux fois avec la même personne. Il n'éprouve d'ailleurs pas de préférence pour les femmes ou les hommes, se contentant de répondre à leurs avances, le temps d'une nuit, puis de passer au suivant. Et pourtant, il se souvient de chaque nom, de tout ce qu'il aura appris à propos de chacune des personnes à avoir visité sa couche.

La mort de ses parents, et de ceux d'Estelle, dans un accident d'avion suspect qui a soufflé tout un pan de la famille presque impériale des Okashii, ne l'a pas ébranlé outre mesure. Il ressent de la tristesse en repensant à ses parents, mais, contrairement à son frère, parti dans le sud de la France, il a choisi de rester au service de sa princesse. Il respecte ses voeux de majordome à la lettre et « la protégée avant la famille » tout particulièrement.

Parfois, il peut sembler posséder un coeur de pierre, mais ce n'est qu'une façade. Tout comme Estelle, il maîtrise parfaitement l'art de dissimuler ses émotions. Mais il ne montre ce vsage froid, dur, impitoyable, que quand c'est nécessaire. En dehors de ces instants, où il se déteste lui-même d'ailleurs, c'est quelqu'un de très à l'écoute, toujours prêt à aider même les inconnus.

Shirokân n'est pas un homme d'action, c'est peut-être là l'une de ses deux grandes faiblesses, l'autre étant Estelle. En effet, s'il sait merveilleusement bien se battre au corps à corps, il est cent fois plus efficaces quand il dirige une bataille plutôt que d'y participer lui-même. Ainsi, il est presque imbattable aux échecs, au shôgi, au go, et autres jeux de stratégie.

C'est également une personne très observatrice. Il aime regarder les gens, les analyser, les détailler, mais reste tout de même très humain dans cette démarche. Il discerne au premier coup d'oeil les mauvais comportements. D'ailleurs, il a tendance à mépriser les membres des sphères politiques, juridiques et sociales, pour leur manque d'honnêteté, et leur désir absolu d'avancement personnel.

Enfin et pour conclure, Shirokân est une personne paisible, qui sait et aime prendre son temps pour toute chose. Bien sûr, il ne perd pas en efficacité lorsque la hâte est nécessaire, mais le calme et la précision lui vont mieux.


Histoire

- Relève-toi, Shirokân. Tu as six ans. Dans deux ans, tu seras présenté à la princesse Okashii, tu dois être prêt.

La voix de mon père était chaude. Chaude mais ferme. J'étais à ses pieds, le ventre meurtri par un coup de son genou. J'avais réussi à parer tout son enchaînement, si ce n'était cet impact-là. C'était horriblement douloureux. Mais, tant bien que mal, je parvins à me redresser. Il avait raison. Bientôt, une princesse me serait présentée, et ce serait à moi, Shirokân Chûsei, de la protéger. Je devais être digne.
____________________________________________


- Je te le confierai demain, Nanami-chan. Bien sûr que tout se passera bien ! Il est surdoué, comme son père, après tout ! Oui, comme la petite, aussi. Ils s'entendront bien...Allons, ne t'en fais pas, tout ira bien, puisque je te le dis !

Je n'arrivais pas à dormir. Il restait de la lumière dans le salon, alors je m'étais dirigé vers la porte, dans l'espoir de trouver ma mère encore levée. Et, en effet, elle l'était, au téléphone avec sa belle-soeur, la Princesse Nanami Okashii. J'avais bien vite compris qu'ils n'étaient pas vraiment une famille royale, mais une branche de la famille impériale qui, si elle ne gouvernait pas, était tout de même plus riche et puissante qu'on ne pouvait l'imaginer. Aussi loin que je me souvienne, les Chûsei, bien qu'également puissants, étaient à leur service. Cela ne me dérangeait pas. C'était normal.

J'allais donc être présenté à ma maîtresse demain... Père ne m'avait rien dit, sans doute comme un dernier test. Mais je n'avais pas peur, pas peur du tout. J'étais juste curieux. Je me demandais comment elle était. Nanami-hime mesurait, dans mon souvenir, environ un mètre soixante-cinq. Elle avait de longs cheveux noirs, brillants de santé, des yeux sombres et chauds, et elle dégageait un mélange troublant de force, de noblesse et de douceur. Ma maîtresse serait-elle comme cela ?
______________________________________________


- O.. Ojou-sama !

Je tremblais d'émotion, face à elle. Père venait d'ôter le bandeau de mes yeux, et, déjà, je la dévorais du regard. Au premier abord, elle ne semblait pas bien impressionnante, le genre de personne qu'on regardait une fois, en l'oubliant aussitôt. Ses cheveux lui venaient sans nul doute de sa mère, noirs et brillants, tressés jusqu'à effleurer sa taille. Dans son kimono blanc, elle semblait bien fragile, si petite, si pâle. Mais si je trouvais tout ceci très joli, c'était autre chose qui m'avait marqué.

Ses yeux. Elle les avait bleu de glace, et ils me transperçaient, là, maintenant. J'avais l'impression qu'ils fouillaient dans mon âme, la mettaient à nu, mais sans lui causer aucun mal. Je frémis doucement, sans avoir le temps de le dissimuler. A la petite étincelle amusée qui se mit à luire au fond de ses prunelles, je me rendis compte qu'elle l'avait vu. Son regard brillait d'une intelligence qu'une enfant n'aurait pas dû posséder, et il y avait, là, quelque chose qui me fascinait.

Le contrat ne serait effectif qu'à mes quinze ans, les sept ans qui précéderaient ne nous serviraient qu'à apprendre à nous connaître, à travailler ensemble. Mais à mes yeux, désormais, une seule chose comptait. Elle. Ma maîtresse. Elle était ma maîtresse. Jusqu'à ce que nos corps deviennent poussière.
___________________________________


- Tu sais, Shirokân, nous ne sommes pas... Comme... Eux. Ils ne cessent pas de le dire. C'est... Dis, Shirokân, est-ce que c'est mal d'être différent ?

Je relevai la tête de mon ouvrage, la couvrant d'un regard inquiet. Elle avait délaissé le livre qu'elle étudiait, « Les jeux de l'amour et du hasard », version française d'une pièce de Marivaux, pour me fixer, une étincelle de crainte dans les prunelles. Depuis ses trois ans, jour de notre rencontre, elle avait grandi, en taille certes peu, mais en beauté, énormément. Elle avait sept ans, maintenant et donc, j'en avais moi-même douze. Elle était souvent si sage que ses paroles n'auraient pu appartenir à une si petite enfant. Je fus donc prudent dans ma réponse, tentant de la réconforter, de la rassurer.

- Je pense... que ce n'est pas mal d'être différent. En fait, c'est même le contraire pour moi. La différence rend l'humanité riche et belle, mais dehors, ils sont tous trop semblables. C'est... C'est cela qui est mal. Il n'y a nulle place dans leur coeur pour la fantaisie et les sentiments.

Je regardai celle qui était déjà, pour moi, ma maîtresse, hocher la tête. Elle paraîssait... Apaisée. A chaque fois qu'elle me demandait mon avis, et qu'il allait dans son sens, elle avait toujours ce petit sourire en coin, adorable. Mais jamais il ne me serait venu à l'esprit de mentir, de m'accorder sur elle pour revoir ce sourire. Non, je ne pouvais pas lui mentir.

Il y avait trop d'innocence dans son âme pour les mensonges.
_____________________________________


- Aujourd'hui, nous sommes rassemblés pour dire adieu à Minami Okashii, Lucien Delierre, Yui Okashii Chûsei et Kurokân Chûsei. ...

Je n'écoutais pas la voix du prêtre, me contentant de fixer Yumi. Elle paraissait minuscule, dans sa robe violette, tache de couleur dans un océan de noir. Je serrais doucement sa main, prenant garde à la protéger de la pluie battante. Elle ne pleurait pas, moi non plus. Elle parce que son esprit de surdouée prenait le pas sur son coeur d'enfant et moi, parce dès l'instant où j'avais croisé son regard, elle était devenu ma seule famille. La seule personne pour laquelle j'aurais pu avoir envie de verser des larmes.
_____________________________________


- Moi, Estelle Yumi Okashii Delierre, je jure devant les puissances du Chaos et de l'Harmonie mêlés, de toujours prendre soin de toi, Shirokân Chûsei, de ne jamais quitter la réconfortante ombre protectrice qui tu étends sur moi. Je le jure, et que cette goutte de sang soit la clé du serment.

Je la regardai s'entailler le bout du doigt, au bord des larmes. J'avais quinze ans, et le jour était donc venu pour moi d'entrer officiellement à son service. Nos parents avaient eu beau mourir six mois auparavant, nous avions tenu à célébrer cette cérémonie si importante pour ce qu'il restait de nos familles décimées. Elle était jeune, dix ans à peine mais... Je l'aimais. Non pas comme un frère aime une soeur, ç'aurait été tellement plus facile. L'amour que je nourrissais pour elle était absolu.

- Moi, Shirokân Chûsei, je jure devant les puissances du Chaos et de l'Harmonie mêlés, d'être toujours ton protecteur, Estelle Yumi Okashii Delierre, de veiller sur la paix de ton âme et l'entretien de ton corps, jusqu'à ce que l'éternité referme ses bras sur moi pour m'emmener dans un autre monde. Je le jure, et que cette goutte de sang soit la clé du serment.
_____________________________________


- Nii-sama, j'ai rencontré quelqu'un de bien, au collège. Il s'appelle Kaito, il parle le français couramment, et il aime les livres de Bottero. Nous sommes dans la même classe.

Je souris, en l'écoutant me parler de ce jeune homme. Après la mort de ses parents, deux ans auparavant, Yumi avait eu quelques passages à vide, pendant lesquels elle s'enfermait en dessinant sans cesse. Elle refusait de me voir moi aussi, dans ces moments-là, même pour le repas. Lorsque cela durait quelques jours, elle perdait quelques kilos, puis ils lui revenaient, petit à petit. Mais elle semblait aller mieux ces derniers temps. Peut-être était-ce grâce à l'école ? Je ne savais pas. Elle n'aurait même pas dû y aller, surdouée qu'elle était, mais elle avait insisté. Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres.

- Quelqu'un d'intéressant, donc. Quand dois-je préparer la maison pour sa visite, Yumi ?
________________________________


- Bonjour, Chûsei-san. Je suis Nomura Kaito. Enchanté de faire votre connaissance.

Je ne l'aimais pas. C'était la première chose qui me venait à l'esprit, en le regardant s'incliner devant moi. Je le saluai de même, le sondant toujours du regard. Visuellement, il n'y avait rien qui pouvait m'amener à ce sentiment. Cheveux mi-longs entre le brun et le roux, yeux gris foncé, uniforme de collégien propre et bien porté. Non, vraiment, il n'y avait rien. Et pourtant, j'avais un mauvais pressentiment.
_________________________________


- Nii-sama... C'est Kaito... Il m'a... Il m'a... Nii-sama...


Pour chacune des larmes sur les joues de ma maîtresse, j'aurais pu frapper ce garçon. Pour chaque meurtrissure sur son corps nu, j'aurais pu le torturer. Mais, pour ces gouttes de sang, que je voyais sur ses jambes entrouvertes, je l'aurais tué. J'avais envie de le faire. Mais Yumi avait besoin de moi. Je m'avançai vers elle en la prenant dans mes bras, doucement. Je savais déjà qu'elle m'ordonnerait de ne rien lui faire... Il aurait gagné sinon. Elle semblait entre éveil et inconscience, et elle délirait. J'effleurai son front, doucement. Comme je m'y attendais, elle avait de la fièvre.

Je la pris dans mes bras, et tournai les talons. Je devais m'occuper de ma maîtresse.
________________________________


- Tu avais raison, Shirokân, pour le rapport que tu nous as envoyé. La police l'a trafiqué.

J'écoutais la voix du Yakuza, au téléphone. Il avait l'air content de ses découvertes. Je fronçai les sourcils.

- Donc l'accident d'avion qui a tué nos parents, à Yumi et moi...
- N'était pas un accident. Bravo, petit génie.

Je soupirai. Il n'y avait que lui pour m'appeler comme ça. Comme j'avais dix-huit an, je pouvais sans éveiller trop de soupçons traiter avec les Yakuzas. Après tout, j'avais de l'argent et une maîtresse puisante, tout à fait au courant de la nature de mes très chers alliés. Elle faisait comme si elle n'en savait rien mais, tout comme moi, elle reconnaissait leur immense utilité.

- Qu'en dit notre cher ami commun ?
- Que celui qui a fait se crasher l'avion est le même fils de pute que celui qui a empoisonné ta chérie.

Je serrai les dents. Grâce à la puissante organisation de Yakuzas Underwolves, je savais qu'un homme avait été payé pour empoisonner Yumi, en lui injectant une faible dose d'un dérivé liquide du gaz moutarde. Un procédé courant dans les triades, mais apparemment, on s'était passé le mot jusqu'au Japon. Elle avait été victime de cet attentat vers deux ans, puisqu'elle n'avait été malade qu'au début de l'année de ses trois ans. Hors, ce dérivé mortellement efficace, foudroyant à grande dose, demandait plusieurs mois d'incubation lorsqu'il était très dilué.

- Un fils de pute, certes. Le même, donc ?
- On en est absolument sûrs.
- Une idée du commanditaire ?
- Pas la moindre. Les aristos savent comment couvrir leurs traces.
- Continue de creuser.

Après avoir salué mon allié, je coupai la communication. Je voulais trouver la personne qui semblait si déterminer à briser et à détruire ma bien-aimée Maîtresse. Lorsque ce serait fait, je la punirais. Je lui ferais désirer être morte.
________________________________


- Je... Je suis désolée... Shirokân... Je ne... Peux pas... Je...

Avec un doux, mais triste sourire, je fis signe à ma maîtresse de ne pas continuer. Je voyais comme elle était torturée, ses grands yeux teintés par les lentilles violettes embués de larmes retenues. Elle se tordait nerveusement les doigts, et déglutissait nerveusement.

- Je sais. Je m'en doutais. Ne t'en fais pas. Je ne m'éloignerai pas.

Je lui avais confessé mes sentiments le matin-même. Aujourd'hui, elle avait dix-sept ans, et, comme toujours, elle avait refusé que je lui fasse ne serait-ce qu'un gâteau. Elle n'aimait pas fêter le jour de sa naissance.

Qu'avais-je espéré en lui confessant mes sentiments ? Rien. Pas d'être accepté comme son petit-ami, en tout cas. Je savais à quel point elle était terrifiée par l'idée de retomber amoureuse. Mon poing se contracta. Une vague de haine me submergea. Tout était la faute de ce maudit Kaito. Ses larmes, ses cauchemars, les crises de plus en plus fréquentes... S'il n'avait pas existé, elle ne subirait pas tout ce mal.

- Ne t'en fais pas, Yumi. Je reste ton majordome, et le frère de ton âme. Je devais juste être honnête avec toi, et ne pas te cacher cela. Mais cela ne changera pas la nature de notre lien. Sur l'Harmonie, je te le promets.
________________________________


- Ne t'en fais pas, Nii-sama. Tout ira bien. Je vais... Apprendre. Quand tu viendras à ton tour, je saurai déjà un peu mieux ce que sont les humains, et les liens qu'ils tissent entre eux. Et je te raconterai tout ça.

Un sourire naquit sur mes lèvres, alors que je remettais en place l'une des mèches violettes qui parsemaient sa chevelure noire. Si belle, si douce... Mais l'amour d'elle m'était interdit. Je devais veiller sur elle, être toujours là pour satisfaire le moindre de ses désirs, sans jamais retomber dans l'amour fou que j'avais nourri pour elle.
________________________________


- Tu as reçu ta lettre aussi, Nii-sama. Quand me rejoindras-tu ici ?

Je regardai mes valises, le sac de sport contenant mes armes et mes kimonos de combat. Il y avait là toutes mes affaires. La voix de ma maîtresse sortait d'un téléphone portable, posé sur la commode. La fonction haut-parleur était décidément bien pratique. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres.

- Bientôt, Yumi. Bientôt.

© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
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MessageSujet: Re: Shirokân Chûsei, l'Harmonie qu'il manquait au Chaos   Sam 19 Juil - 16:21


Bienvenue, Shirokân !

Ta fiche est correcte, je te valide donc. Félicitations !
N'oublie pas de réserver ton avatar.
Je t'invite à aller faire une demande de rp, afin de pouvoir commencer à jouer avec tout le monde.

A bientôt au lycée ! ♥

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Shirokân Chûsei, l'Harmonie qu'il manquait au Chaos

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